« L'idée de meurtre évoque souvent l'idée de mer, de marins. Mer et marins ne se présentent pas alors avec la précision d'une image, le meurtre plutôt fait en nous l'émotion déferler par vagues. Si les ports sont le théâtre répété de crimes l'explication en est facile que nous n'entreprendrons pas, mais nombreuses sont les chroniques où l'on apprend que l'assassin était un navigateur, faux ou vrai et s'il est faux le crime en a de plus étroits rapports avec la mer. L'homme qui revêt l'uniforme de matelot n'obéit pas à la seule prudence. Son déguisement relève du cérémonial présidant toujours à l'exécution des crimes concertés. Nous pouvons d'abord dire ceci : qu'il enveloppe de nuées le criminel ; il le fait se détacher d'une ligne d'horizon où la mer touchait au ciel ; à longues foulées onduleuses et musclées il le fait s'avancer sur les eaux, personnifier la Grande-Ourse, l'Etoile Polaire ou la Croix du Sud ; il (nous parlons toujours de ce déguisement et du criminel) il le fait remonter de continents ténébreux où le soleil se lève et se couche, où la lune permet le meurtre sous des cases de bambous, près des fleuves immobiles chargés d'alligators ; il lui accorde d'agir sous l'effet d'un mirage, de lancer son arme alors qu'un de ses pieds repose encore sur une plage océanienne si l'autre déroule son mouvement au-dessus des eaux vers l'Europe ; il lui donne d'avance l'oubli puisque le marin « revient de loin » ; il le laisse considérer les terriens comme des plantes. Il berce le criminel. Il l'enveloppe dans les plis, étroits du maillot, amples du pantalon. Il l'endort. Il endort la victime déjà fascinée. »
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vendredi 17 février 2012
lundi 24 janvier 2011
96
« N’importe quel mot peut annoncer la formation, puis l’apparition de n’importe quelle image, mais celle qui sera fixée ici s’est présentée dans un foisonnement d’autres cédant en éclat, en force, en persuasion à mesure que ma décision d’écrire se précisait et ne retenait qu’elle : la nuit polaire. »
mardi 21 décembre 2010
62
« Mes couilles, dit-il, mes couilles, les femmes elles avancent bien en présentant les nichons, elles paradent avec, les femmes, mes couilles j’ai bien le droit de les offrir, de les mettre en avant, et même, mes couilles de les présenter sur un plateau. »
lundi 6 décembre 2010
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