« Avec nos cheveux aplatis sur nos têtes par un long peigne arrondi, et nos nattes repliées et enfermées dans une résille noire, vous n’imaginez pas comme nos visages apparaissaient durs. Et nous étions en effet dures les unes pour les autres, et malheureuses. Moi, du moins, j’étais malheureuse dans cette pension de province. »
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jeudi 14 avril 2011
dimanche 27 février 2011
130
« — Capito. Hem, c’est subtil ; et pas drôle, en effet. Mais ça ne fait rien : je reste persuadé qu’elle m’a dit la vérité. Je l’avais sauvée. Elle a dormi longtemps. Cette gueuse de servante a frappé à la porte, n’a pas eu de réponse, est entrée par curiosité, a vu l’argent, et le billet où il était question d’argent . »
samedi 26 février 2011
129
« Gaëtan, j’ai trouvé une explication à votre histoire de Birmingham. Quelque chose d’effrayant…
— Oh, dites !
— Eh bien : supposez que cette fille ait eu en réalité derrière elle cinq ou six mois de … mala vita, et de whisky. Qu’elle soit tombée exactement comme elle vous l’a dit, à son arrivée de Nouvelle Zélande, mais six mois avant, et qu’elle vous ait donné, pour ainsi dire, une seconde représentation de sa chute, cette fois-ci avec les paroles, tous les sentiments exprimés enfin clairement au milieu de hoquets et de ces bribes d’hymnes et de prières que l’ivresse faisait remonter dans sa mémoire ? » vendredi 25 février 2011
128
« Le marquis craignait de m’avoir paru sentimental, hier soir, dans son récit chaste ; et il m’a fait un grand étalage de cynisme allant jusqu’à dire que le spectacle de la misère était un des piments de sa vie. J’ai renchéri sur lui, avec la même hypocrisie un peu énervée :
O volupté d’être cruel envers les pauvres…
Oui, je sens en moi ce fond de cruauté ; je le domine, je le dédaigne mais il est là, à côté de pitiés presque indécentes, étroitement apparenté à ces pitiés. »
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