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vendredi 13 avril 2012

504



« Sed noua pestis adest, cui nec uirtute resisti
nec telis armisque potest ; pulmonibus errat
ignis edax imis perque omnes pascitur artus.
At ualet Eurystheus ; et sunt qui credere possint
esse deos ? » Dixit perque altam saucius Oeten
haud aliter graditur, quam si uenabula taurus
corpore fixa gerat factique refugerit auctor.
Saepe illum gemitus edentem, saepe trementem,
saepe retemptantem totas infringere uestes
sternentemque trabes irascentemque uideres
montibus aut patrio tendentem bracchia caelo. »

Mais ceci est un fléau nouveau : ni ma valeur, ni mes traits
ni ma cuirasse ne peuvent lui résister ; dans mes poumons
circule  un feu dévorant et il se repaît de tous mes membres.
Eurysthée, lui, est bien vivant ; et il est des gens pour croire
à l'existence des dieux ? ». Il dit et, en dépit de ses blessures,
il arpente le sommet de l'Oeta, tel un taureau au corps chargé d'épieux
qu'y aurait fichés un chasseur avant de prendre la fuite.
On aurait pu le voir tantôt poussant des gémissements,
tantôt tremblant, tantôt essayant de déchirer tous ses vêtements,
abattant des troncs d'arbres, s'emportant contre les montagnes
ou tendant les bras vers le ciel, royaume de son père.

lundi 27 juin 2011

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« Avant tout, préoccupe-toi de trouver l'objet de ton amour, soldat qui, pour la première fois, affrontes des combats où tu es neuf. Consacre tes efforts ensuite à toucher la jeune fille qui t'a plu, et, en troisième lieu, à faire durer ton amour. Voilà nos limites; voilà la carrière où notre char laissera sa trace; voilà la borne que devra serrer la roue lancée à toute vitesse. »