« Ce qui m’arrive est nouveau dans ma vie. Je suppose que beaucoup de gens ont dans leur vie un sens de la forme, du déroulement. Ce sens leur permet de dire : Oui, cette nouvelle personne est importante pour moi ; elle marque le début de quelque chose que je dois traverser. Ou : Cette émotion, que je n’avais jamais ressentie jusqu’à présent, ne m’est pas étrangère comme je l’avais cru. Elle fera dorénavant partie de moi, et je dois en tenir compte. Il m’est facile, maintenant, de regarder ce qu’a été ma vie et de dire ; Cette Anna-là, à cette époque, était telle et telle personne. »
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vendredi 27 janvier 2012
mercredi 21 décembre 2011
397
« Je ne crois pas inutile de démontrer à ceux qui ne sont pas complètement stupides, non point que la tyrannie est un gouvernement exécrable et vicieux par nature, puisqu’ils prétendent le savoir déjà, mais que l’espèce de gouvernement dans lequel ils vivent et qu’ils savourent sous le doux nom de monarchie, n’est autre qu’une pure et simple tyrannie, accommodée au goût du jour. »
samedi 19 novembre 2011
365
« Les petits sortaient de leur silence. Ils se rappelaient leurs chagrins personnels, ou bien percevaient-ils confusément qu'ils partageaient un chagrin universel ? »
mardi 18 octobre 2011
333
« -Tu ne trompes pas ta femme? Qu'est-ce que tu fait alors?
-Je ne sais pas, je ne la trompe pas. Je vis quelque chose d'autre, quelque chose de plus mais je lui reste fidèle. »
-Je ne sais pas, je ne la trompe pas. Je vis quelque chose d'autre, quelque chose de plus mais je lui reste fidèle. »
lundi 17 octobre 2011
332
« A 1 heure du matin, Colette téléphone :
- C'est l'heure où les anémones se ferment... Est ce que vous savez encore embrasser comme hier ?
- Oui. »
- C'est l'heure où les anémones se ferment... Est ce que vous savez encore embrasser comme hier ?
- Oui. »
jeudi 15 septembre 2011
300
« À travers la barrière, entre les vrilles des plantes, je pouvais les voir frapper. Ils s'avançaient vers le drapeau, et je les suivais le long de la barrière. Luster cherchait quelque chose dans l'herbe, près de l'arbre à fleurs. Ils ont enlevé le drapeau et ils ont frappé. Et puis ils ont remis le drapeau et ils sont allés vers le terre-plein, et puis il a frappé, et l'autre a frappé aussi. Et puis, ils se sont éloignés et j'ai longé la barrière. Luster a quitté l'arbre à fleurs et nous avons suivi la barrière, et ils se sont arrêtés, et nous nous sommes arrêtés aussi, et j'ai regardé à travers la barrière pendant que Luster cherchait dans l'herbe.
« Ici, caddie. » Il a frappé. Ils ont traversé la prairie. Cramponné à la barrière, je les ai regardé s'éloigner.
« Ecoutez-moi ça, dit Luster. A-t-on idée de se conduire comme ça, à trente-trois ans ! Quand je me suis donné la peine d'aller jusqu'à la ville pour vous acheter ce gâteau. Quand vous aurez fini de geindre. Vous n'pourriez pas m'aider à trouver ces vingt-cinq cents pour que je puisse aller au théâtre, ce soir ? »
Ils frappaient encore un peu, là-bas, dans la prairie. Je me suis dirigé vers le drapeau, le long de la barrière. Il claquait sur l'herbe brillante et sur les arbres. »
mercredi 14 septembre 2011
299
« Comme si on avait toute la nuit devant nous, et qu’il allait prendre la nuit entière à raconter son histoire. Mais ce n’était pas aussi long que ça. Et même ce n’était pas très long, quand on pense à ce qu’il nous dit ce soir-là. Aussi l’Oncle Gavin disait-il que peu de mots suffisent pour faire le compte de toute expérience humaine ; que tout avait déjà été résumé en neuf mots : il est né, il a souffert, il est mort. »
dimanche 21 août 2011
275
« Lie still, sleep becalmed, sufferer with the wound
In the throat, burning and turning. All night afloat
On the silent sea we have heard the sound
That came from the wound wrapped in the salt sheet.
Under the mile off moon we trembled listening
To the sea sound flowing like blood from the loud wound
And when the salt sheet broke in a storm of singing
The voices of all the drowned swam on the wind.
Open a pathway through the slow sad sail,
Throw wide to the wind the gates of the wandering boat
For my voyage to begin to the end of my wound,
We heard the sea sound sing, we saw the salt sheet tell.
Lie still, sleep becalmed, hide the mouth in the throat,
Or we shall obey, and ride with you through the drowned. »
In the throat, burning and turning. All night afloat
On the silent sea we have heard the sound
That came from the wound wrapped in the salt sheet.
Under the mile off moon we trembled listening
To the sea sound flowing like blood from the loud wound
And when the salt sheet broke in a storm of singing
The voices of all the drowned swam on the wind.
Open a pathway through the slow sad sail,
Throw wide to the wind the gates of the wandering boat
For my voyage to begin to the end of my wound,
We heard the sea sound sing, we saw the salt sheet tell.
Lie still, sleep becalmed, hide the mouth in the throat,
Or we shall obey, and ride with you through the drowned. »
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