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vendredi 20 mai 2011

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« Je t'étreins et t'embrasse avec une dévotion infinie et une tendresse vorace. »

jeudi 19 mai 2011

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« Nous avions complètement cessé de nous adresser à des inconnus : dans nos garages, pour un soir transformés en théâtre ou en galerie, il n’y avait plus que la famille et les amis. Attention : si un étranger s’était présenté pour le vernissage, la représentation, il aurait été bien reçu. » 

mardi 19 avril 2011

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« — Pourquoi parlais-tu du bal ? demanda Dima. –Je l’ai survolé tout à l’heure. J’y ai même atterri. J’y suis resté quelques instants. C’est très bizarre, on a l’impression qu’ils sont aussi morts que des statues de plâtre. Ça me rappelait un jouet : deux ours en bois avec des petits marteaux, de part et d’autre d’une enclume. Si tu fais bouger une barre de bois, les deux ours se mettent à frapper l’enclume. – Je connais. – Eh bien, c’était la même chose. Tout le monde dansait, riait et se parlait, mais si tu regardes sous eux, tu vois bouger les barres qui les animent. »

jeudi 17 mars 2011

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« Il y avait encore dans la chambre, assis sur un haut tabouret devant l'échiquier, un énorme chat noir qui tenait dans sa patte de devant un cavalier du jeu d'échecs. Hella se leva et s'inclina devant Marguerite. Le chat sauta à bas de son tabouret et en fit autant. Pendant qu'il ramenait derrière lui sa patte arrière droite pour achever sa révérence, il lâcha le cavalier qui roula sous le lit. Le chat alla l'y rechercher aussitôt. Tout cela, Marguerite, à demi-morte de peur, ne le discernait qu'à grand-peine, dans les ombres perfides que jetaient les chandeliers. Son regard s'arrêta sur le lit, où était assis celui à qui, récemment encore, à l'étang du Patriarche, le pauvre Ivan avait affirmé que le diable n'existait pas. C'était lui, cet être inexistant, qui se trouvait sur le lit. »

mercredi 16 février 2011

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« Autrefois c’était sa ville, l’endroit où il accomplissait ses hauts faits, où il projetait ses exploits, où sa femme l’aimait sans réserve et où la moindre phrase prononcée sonnait comme une réplique parfaite. »