Affichage des articles dont le libellé est nagasaki. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nagasaki. Afficher tous les articles

jeudi 5 juillet 2012

540



« The sky above the port was the color of television, tuned to a dead channel. »

mardi 24 avril 2012

515



« Tout cela me fait mal à la tête... J’aime mieux ramasser mes feuilles. »

lundi 23 avril 2012

514



« Et voici que les beaux cygnes, l’un après l’autre, troublés, par ce bruit, au profond de leurs sommeils, se détiraient onduleusement la tête de dessous leurs pâles ailes d’argent, – et, sous le poids de l’ombre de Bonhomet, entraient peu à peu dans une angoisse, ayant on ne sait quelle confuse conscience du mortel péril qui les menaçait. Mais, en leur délicatesse infinie, ils souffraient en silence, comme le veilleur, – ne pouvant s’enfuir, puisque la pierre n’était pas jetée ! Et tous les cœurs de ces blancs exilés se mettaient à battre des coups de sourde agonie, – intelligibles et distincts pour l’oreille ravie de l’excellent docteur qui, – sachant bien, lui, ce que leur causait, moralement, sa seule proximité, – se délectait, en des prurits incomparables, de la terrifique sensation que son immobilité leur faisait subir. »

dimanche 22 avril 2012

513



« Qu’il est doux d’encourager les artistes ! se disait-il tout bas. »

mardi 27 mars 2012

487



« Un soir Mauve dansa avec une grosse femme, il se colla à elle et sentit sa peau, à travers les vêtements, l’énorme panse flottante et bourrelée qua la danse parcourait d’ondes, comme un magma incertain qui aurait voulu le masser dans un mouvement de roulis, de même la femme ressentit sa maigreur. »

lundi 26 mars 2012

486



« Le bord du lac, des enfants et leurs feux d’artifice, les pères délégués. Des familles les entourent. Par manque d’argent, ils ont choisi les auberges les plus populaires. Ils s’insèrent dans l’ordre familial. Les bébés gémissent. Eux, ils se touchent, ils se caressent, ils s’aiment dans leurs robes de nuit d’été. »

dimanche 25 mars 2012

485



« J’avance vers davantage de lumière
Les barques désormais
Sont vides
Elles ont accosté pleines de rires et chansons
Qui ne sont pas pour moi
Qui ne sont pas pour nous
Qui avons notre propre répertoire à crêpe noir ou satin rouge
Mais c’est la vie ordinaire qui exige, comment dire ? autre chose, de moins !
de plus !
J’avance
Ce que j’entends c’est le fracas de rames
Mêlé aux cloches catholiquement triomphantes
Ô comme nous sommes civilisés !
Nous qui avons pourtant tout à apprendre des vagues et de la régularité avec la quelle elles viennent se heurter au quai
Il me faut maintenant passer le pont
Atteindre la ruelle où sèche le linge
Ce lieu où le linge sèche »

mercredi 29 février 2012

460



« Personne n’est jamais mort dans un roman. Car personne n’existe dedans. Les personnages sont des poupées remplies de mots, d’espaces, de virgules, à la peau de syntaxe. La mort les traverse de part en part, comme de l’air. »

mardi 28 février 2012

459



« C'est un signe de faiblesse que de quémander une belle mort alors que, déjà, une belle vie, c'était beaucoup demander. »