« Et pour finir en ce qui concerne l’image, si elle est
examinée de façon naturelle et non selon une conception Hiéroglyphique, on voit
qu’elle contient de nombreuses inexactitudes, différant presque en tout d’une
description réelle et correcte. Car, alors que l’on peint le Pélican
généralement vert ou jaune, sa véritable couleur tend plutôt au blanc, à
l’exception des extrémités ou parties supérieures des plumes de ses ailes,
lesquelles sont brunes; il est décrit comme ayant la taille d’une Poule, alors
qu’elle est proche de celle d’un Cygne, qu’elle dépasse même parfois. On le
représente le plus souvent avec un bec court alors que celui du Pélican atteint
parfois une longueur de deux mains. Le bec est dessiné aigu ou pointu à son
extrémité, alors qu’il est plat et large, bien que légèrement recourbé à son
extrémité. Il est décrit comme appartenant aux fissipèdes, c’est-à-dire aux
oiseaux dont les pieds ou les griffes sont divisés alors que c’est un
palmipède, c’est-à-dire qu’il a des pieds palmés à la manière des Cygnes ou des
Oies, selon la Méthode de la nature, pour les oiseaux latirostraux ou à bec
plat, chez qui, étant le plus souvent des nageurs, cet organe est admirablement
conçu dans ce but, car leurs pieds sont formés de nageoires ou de rames; en conséquence,
ils ne se posent pas sur les arbres et n’y font pas leur nid, si on excepte les
Cormorans, qui construisent leur nid à la manière des Hérons. Enfin, une partie
de son corps est omise, laquelle est plus remarquable que toutes les autres, à
savoir son gave ou jabot, attaché à la partie inférieure du bec et qui descend
sur sa poitrine: une poche ou sac fort visible, dont la contenance est presque
incroyable; à l’aide de ce jabot cet animal est à l’abri du besoin car il y
conserve des Huîtres, des Coques, des Pétoncles et autres animaux testacés,
qu’il est incapable de casser, qu’il garde jusqu’à ce qu’ils s’ouvrent et dont,
après les avoir vomis, il avale la chair. Il s’agit de cette partie du corps
qui a été conservée en tant qu’objet rare et dans laquelle (comme le rapporte
Sánchez de las Brozas ), après dissection, a été trouvé un enfant Nègre. »
Affichage des articles dont le libellé est browne th.. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est browne th.. Afficher tous les articles
vendredi 21 février 2014
mercredi 19 février 2014
654
« Toutefois, après recherche, nous n’en trouvons
nulle mention chez les Anciens Zodiographes ni chez tous ceux qui ont
spécifiquement disserté sur les Animaux, par exemple Aristote, Élien, Pline,
Solinus et bien d’autres encore qui oublient rarement des propriétés d’une
telle nature et ont été bien plus précis dans des Articles de bien moindre
importance. Sur ce sujet, il nous faut admettre que cette représentation n’est
pas sans fondement, et nous ne pouvons pas non plus nier que les Pélicans
montrent une remarquable affection pour leurs petits, car Élien, dans sa
description des Cigognes et de la tendresse qu’elles manifestent à l’égard de
leur progéniture, à qui elles apprennent à voler, et à qui elles redistribuent
les provisions qu’elles ont dans le ventre, termine en concluant que les Hérons
et les Pélicans agissent de la même façon. »
Inscription à :
Articles (Atom)

