« Un chapeau n'est pas un chapeau, dit le Chapelier Fou à Alice, soutenant de la main gauche sa tasse de thé fumante, ou pour le moins, pas qu'un chapeau. Observe un peu celui-ci, Tea for two, qui te va à merveille, si esthétique... Tu as perdu la tête à Paris pour un peintre bien peigné qui t'invite à son studio et te fait poser nue une éternité. Tu restes à grelotter de froid dans cet atelier ténébreux, tes dents jouent des castagnettes, là, comme une beauté nue, alors que lui continue de te peindre planté devant son chevalet, et pour te réchauffer il t'offre finalement thé et sympathie, un tripotement artistique qui t'excite terriblement et fait s'évanouir ta timidité. Ne sois pas timorée, te dit-il, te mettant comme bonnet sa propre casquette trouée qui à tes yeux ressemble à la palette qu'il n'a pas et qui te permet de constater dans le miroir fendu du fond que tu n'existes vraiment que sur la toile sur laquelle il est en train de t'envoûter. »
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jeudi 10 novembre 2011
mercredi 9 novembre 2011
355
« -Je vais mourir ?
-POSSIBLE
-Vous vous amenez quand il est possible qu'on meure ?
-OH OUI. C'EST UN NOUVEAU TRUC. A CAUSE DU PRINCIPE D'INCERTITUDE.
-C'est quoi ça ?
-JE N'EN SUIS PAS SÛR. »
-POSSIBLE
-Vous vous amenez quand il est possible qu'on meure ?
-OH OUI. C'EST UN NOUVEAU TRUC. A CAUSE DU PRINCIPE D'INCERTITUDE.
-C'est quoi ça ?
-JE N'EN SUIS PAS SÛR. »
lundi 10 octobre 2011
325
« Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn.
Legrasse avait un point d'avance sur le Pr Webb, car plusieurs de ses prisonniers lui avaient révélé le sens de ces paroles qui peuvent se traduire comme suit :
Dans sa demeure de R'lyeh la morte, Cthulhu attend en rêvant. »
Legrasse avait un point d'avance sur le Pr Webb, car plusieurs de ses prisonniers lui avaient révélé le sens de ces paroles qui peuvent se traduire comme suit :
Dans sa demeure de R'lyeh la morte, Cthulhu attend en rêvant. »
dimanche 9 octobre 2011
324
« Elles étaient descendues de la lune, par une nuit de brouillard, en même temps que le lac et la cité de pierres grises, Ib. Ces êtres bizarres avaient pour divinité une idole de pierre verte comme la mer, taillée en forme de bokrug, grand lézard aquatique, qu’ils vénéraient par des danses horribles lorsque la lune, en son plein, était gibbeuse. »
dimanche 11 septembre 2011
296
« Alors elles embrassèrent Jeanie l’une après l’autre, et la caressèrent, et la firent boire, et on parvint à faire sourire la dame qui cousait dans la petite loge.
Cependant un violon jouait devant la porte et Jeanie s’était endormie. Deux femmes la portèrent doucement sur un lit, dans une chambrette, par un petit escalier.
Puis toutes ensemble dirent :
– Faut lui donner quelque chose. Mais. quoi ?
Le perroquet se réveilla et jabota.
– Je vas vous dire, expliqua la grosse.
Et elle parla longuement à voix basse. Une des femmes s’essuya les yeux.
– C’est vrai, dit-elle, nous n’en avons pas eu, ça nous portera bonheur.
– Pas ? elle pour nous quatre, dit une autre.
– On va demander à Madame de nous permettre, dit la grosse.
Et le lendemain, quand Jeanie s’en alla, elle avait à chaque doigt de sa main gauche un anneau d’alliance. Son amoureux était bien loin ; mais elle frapperait à son cœur, pour y rentrer, avec ses cinq anneaux d’or. »
Cependant un violon jouait devant la porte et Jeanie s’était endormie. Deux femmes la portèrent doucement sur un lit, dans une chambrette, par un petit escalier.
Puis toutes ensemble dirent :
– Faut lui donner quelque chose. Mais. quoi ?
Le perroquet se réveilla et jabota.
– Je vas vous dire, expliqua la grosse.
Et elle parla longuement à voix basse. Une des femmes s’essuya les yeux.
– C’est vrai, dit-elle, nous n’en avons pas eu, ça nous portera bonheur.
– Pas ? elle pour nous quatre, dit une autre.
– On va demander à Madame de nous permettre, dit la grosse.
Et le lendemain, quand Jeanie s’en alla, elle avait à chaque doigt de sa main gauche un anneau d’alliance. Son amoureux était bien loin ; mais elle frapperait à son cœur, pour y rentrer, avec ses cinq anneaux d’or. »
samedi 10 septembre 2011
295
« Jeanie pensa que c’étaient les hôtelleries des matelots revenant du pays des femmes noires et des oiseaux de couleur. Et elle eut un grand désir d’attendre son amoureux dans une telle hôtellerie, qui avait peut-être l’odeur du lointain Océan.
Levant la tête, elle vit des figures blanches de femmes, appuyées aux fenêtres grillées, où elles prenaient un peu de fraîcheur. Jeanie poussa une double porte, et se trouva dans une salle carrelée, parmi des femmes demi-nues, avec des robes roses. Au fond de l’ombre chaude un perroquet faisait mouvoir lentement ses paupières. Il y avait encore un peu de mousse dans trois gros verres étranglés, sur la table.
Quatre femmes entourèrent Jeanie en riant, et elle en aperçut une autre vêtue d’étoffe sombre, qui cousait dans une petite loge. »
Levant la tête, elle vit des figures blanches de femmes, appuyées aux fenêtres grillées, où elles prenaient un peu de fraîcheur. Jeanie poussa une double porte, et se trouva dans une salle carrelée, parmi des femmes demi-nues, avec des robes roses. Au fond de l’ombre chaude un perroquet faisait mouvoir lentement ses paupières. Il y avait encore un peu de mousse dans trois gros verres étranglés, sur la table.
Quatre femmes entourèrent Jeanie en riant, et elle en aperçut une autre vêtue d’étoffe sombre, qui cousait dans une petite loge. »
mardi 16 août 2011
270
« Ce premier monde estoit une forme sans forme,
Une pile confuse, un meslange difforme,
D’abismes un abisme, un corps mal compassé,
Un Chaos de Chaos, un tas mal entassé :
Où tous les elemens se logeoyent pesle-mesle :
Où le liquide avoit avec le sec querelle,
Le rond avec l’aigu, le froid avec le chaud,
Le dur avec le mol, le bas avec le haut,
L’amer avec le doux : bref durant ceste guerre
La terre estoit au ciel et le ciel en la terre.
La terre, l’air, le feu se tenoyent dans la mer :
La mer, le feu, la terre estoyent logez dans l’air,
L’air, la mer et le feu, dans la terre : et la terre
Chez l’air, le feu, la mer. Car l’Archer du tonnerre
Grand Mareschal de camp, n’avoit encore donné
Quartier à chacun d’eux. Le ciel n’estoit orné
De grands touffes de feu : les plaines esmailles
N’espandoyent leurs odeurs : les bandes escaillees
N’entrefendoyent les flots : des oiseaux les souspirs
N’estoient encore portez sur l’aille des Zephirs.
Tout estoit sans beauté, sans reglement, sans flamme. » samedi 18 juin 2011
vendredi 17 juin 2011
240
« Supposé que notre ennemi ne soit pas encore né, mais néanmoins actif. Il a sur nous l’avantage que lui donne la connaissance de notre syntaxe et l’impossibilité où nous sommes d’en modifier les circuits si nous voulons continuer à nous entendre. »
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