vendredi 15 juillet 2011
jeudi 14 juillet 2011
267
« Ce qui m'intéresse alors - et m'intéresse toujours -, c'est qu'elle puisse être mauvaise au cinéma, mais bonne actrice dans la réalité. »
mercredi 13 juillet 2011
mardi 12 juillet 2011
265
« Souvent un frein, quelque faible qu’il soit, suffit pour arrêter au milieu de sa course un destrier fougueux ; mais il est rare que le mors de la raison arrête la furie libidineuse, quand elle a le plaisir en perspective. »
lundi 11 juillet 2011
264
« Toufiours gonflé d'orgueil & gorgé de femence,
Et qui pour galopper ne faifoit du retif,
Mais maintenant, ô Dieux, eft couard & craintif?
Donc pour te faire arcer, mon ..., il te faut ores
Vne vieille à deux dens qui fe fouuienne encores
De Ieanne la pucelle, à qui l'entrefeflbn
Sans enflure, fans poil, foit gelé de friflbn,
Et fi peu frequenté qu'on fente de la porte
Vn relant vermoulu, vne peau defia morte,
Entrouurant tout ainfi qu'vn fepulcre cendreux,
Beant fur le portail tout rance & tout poudreux,
Où pende pour trophee & pour belles enfeignes
Vn vieux crefpe tiffu des léures des areignes :
Vn ... baueux, rongneux, landieux & peautreux,
Renfrongné, decoupé, marmiteux & chancreux.
Tel ... fera pour toy, afin de mettre au plonge
Dans l'abyfme profond ce nerf qui ne s'allonge,
Et qui ne dreffe point, gliffant comme vn poiflbn
Qui fretille goulu autour de l'ameçon,
Mais qui iamais ne prend amorce à la languette :
Vne trippe, vne peau, vne fauatte infecte,
Rebouché, remoufle, & pliant de façon
Que fait contre l'acier vne lame de pion :
Braue fur le rempart & couard à la brefche,
Vn canon demonté fans amorce & fans mefche,
Vn manche fans marteau, vn mortier fans pilon,
Vn nauire fans maft, boucle fans ardillon,
Vn arc toufiours courbé & qui iamais ne bande,
Vn nerf toufiours lafché & qui iamais ne tende.
Il faut donc pour ce ... vn grand ... vermoulu,
Vn ... demefuré qui deuore goulu
La tefte & les , pour le mettre en curee,
Vn ... toufiours puant comme vieille maree.
Tel ... fera pour toy, puis qu'vn autre plus beau
Ne peut faire roidir cefte couarde peau.
Adieu, & iamais plus ne t'aduienne entreprendre
De faire le vaillant, toy qui ne fçaurois tendre :
Adieu, contente-toy, & ne pouuant dreffer,
Que le boy., ridé te ferue de piff... »
Et qui pour galopper ne faifoit du retif,
Mais maintenant, ô Dieux, eft couard & craintif?
Donc pour te faire arcer, mon ..., il te faut ores
Vne vieille à deux dens qui fe fouuienne encores
De Ieanne la pucelle, à qui l'entrefeflbn
Sans enflure, fans poil, foit gelé de friflbn,
Et fi peu frequenté qu'on fente de la porte
Vn relant vermoulu, vne peau defia morte,
Entrouurant tout ainfi qu'vn fepulcre cendreux,
Beant fur le portail tout rance & tout poudreux,
Où pende pour trophee & pour belles enfeignes
Vn vieux crefpe tiffu des léures des areignes :
Vn ... baueux, rongneux, landieux & peautreux,
Renfrongné, decoupé, marmiteux & chancreux.
Tel ... fera pour toy, afin de mettre au plonge
Dans l'abyfme profond ce nerf qui ne s'allonge,
Et qui ne dreffe point, gliffant comme vn poiflbn
Qui fretille goulu autour de l'ameçon,
Mais qui iamais ne prend amorce à la languette :
Vne trippe, vne peau, vne fauatte infecte,
Rebouché, remoufle, & pliant de façon
Que fait contre l'acier vne lame de pion :
Braue fur le rempart & couard à la brefche,
Vn canon demonté fans amorce & fans mefche,
Vn manche fans marteau, vn mortier fans pilon,
Vn nauire fans maft, boucle fans ardillon,
Vn arc toufiours courbé & qui iamais ne bande,
Vn nerf toufiours lafché & qui iamais ne tende.
Il faut donc pour ce ... vn grand ... vermoulu,
Vn ... demefuré qui deuore goulu
La tefte & les , pour le mettre en curee,
Vn ... toufiours puant comme vieille maree.
Tel ... fera pour toy, puis qu'vn autre plus beau
Ne peut faire roidir cefte couarde peau.
Adieu, & iamais plus ne t'aduienne entreprendre
De faire le vaillant, toy qui ne fçaurois tendre :
Adieu, contente-toy, & ne pouuant dreffer,
Que le boy., ridé te ferue de piff... »
dimanche 10 juillet 2011
263
« Que diraient mes éditeurs, ces personnages hautement académiques, si je citais dans mon manuel la vermeillette fente dont parle Ronsard ou ce ''petit mon feutré de mousse délicate, tracé sur le milieu d'un filet escarlatte", de Remy Belleau, pour ne mentionner que ces deux-là ? »
samedi 9 juillet 2011
262
« Jamais à femme ne te fie ! Jamais n'écoute ses serments.
Qu'elle soit satisfaite ou furie, tout de son vagin dépend.
Elle mime un amour menteur alors que traîtrise l'habille. »
Qu'elle soit satisfaite ou furie, tout de son vagin dépend.
Elle mime un amour menteur alors que traîtrise l'habille. »
vendredi 8 juillet 2011
261
« Pourquoi nos désirs? Pourquoi nos pensées dans la nuit?
Pourquoi la présence de certains hommes, de certaines femmes bien précis à mes côtés fait-elle se dilater le soleil dans mon sang? »
Pourquoi la présence de certains hommes, de certaines femmes bien précis à mes côtés fait-elle se dilater le soleil dans mon sang? »
jeudi 7 juillet 2011
260
« Sa barbe s'écoule, blanche et frémissante, de son visage plongé sur l'édredon rouge. Il aspire l'air comme s'il humait des odeurs parfaitement délectables et ses mains, qu'il a énormes et velues, griffent ce qui vient à sa portée. »
mercredi 6 juillet 2011
259
« Article L115-1.1
L’apprentissage pour s’adapter à l’entreprise et non l’inverse concourt aux objectifs éducatifs de la nation. »
L’apprentissage pour s’adapter à l’entreprise et non l’inverse concourt aux objectifs éducatifs de la nation. »
mardi 5 juillet 2011
258
« Puis, la police finirait par démanteler la cellule de recherche et doucement, progressivement, comme un frigo qui dégivre, les recherches cesseraient. »
lundi 4 juillet 2011
257
« Social triumphs, too, had been effected... There were no signs of struggle, neither social nor economic struggle. The shop, the advertisement, traffic, all that commerce which constitutes the body of our world, was gone.. A social paradise. The difficulty of increasing population had been met, I guessed, and population had ceased to increase. »
dimanche 3 juillet 2011
256
« Qvel defaftre nouueau, quel eftrange malheur
Me brade le Deftin, me banniffant de l'heur
Dont le pouuois iouyr cefte nuit pres de celle
Qui brufle comme moy d'vne amour naturelle!
Hé quoy? tenant ma langue aupres l'yuoire blanc
De fa bouche de bafme, enté flanc contre flanc,
Voyant du beau Printemps les richeffes efclofes,
Deffus fon large fein les œillets & les rofes,
Vn tetin ferme & rond en fraife aboutiffant,
Vn crefpe d'or frifé fur vn teint blanchiffant,
Vn petit mont feutré de moufle delicate,
Tracé fur le milieu d'vn filet d'efcarlate
Sous vn ventre arrondi, graflet & potelé,
Vn petit pied mignard, bien fait & bien moulé,
Vne gréue, vn go no ail, deux fermes rondes cuifles,
De l'amoureux plaifir les plus rares delices,
Vn doux embraflement de deux bras gros & longs,
Mille tremblans foufpirs, mille baifers mignons. »
samedi 2 juillet 2011
255
« J'entends le vent souffler sur le désert et je vois les lunes de la nuit d'hiver cingler dans le vide comme de grands vaisseaux. A elles, je fais serment : je serais déterminé et je ferai un art du gouvernement ; j'équilibrerai l'héritage du passé et je serai le magasin idéal des souvenirs préservés. Je serai connu pour ma bonté plutôt que pour mon savoir. Mon visage illuminera les couloirs du temps aussi longtemps qu'existeront les humains. »
vendredi 1 juillet 2011
jeudi 30 juin 2011
253
« Provisoirement figés : bientôt en mouvement, composant des tableaux gymnastiques, improvisant des ballets en perruques blondes, agrémentant de fééries liquides leurs tenues changeantes. »
mercredi 29 juin 2011
252
« Je chante les héros dont Ésope est le père,
Troupe de qui l'histoire, encor que mensongère,
Contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes ;
Je me sers d'animaux pour instruire les hommes.
ILLUSTRE REJETON D'UN PRINCE aimé des cieux,
Sur qui le monde entier a maintenant les yeux,
Et qui, faisant fléchir les plus superbes têtes,
Comptera désormais ses jours par ses conquêtes,
Quelque autre te dira d'une plus forte voix
Les faits de tes aïeux et les vertus des rois.
Je vais t'entretenir de moindres aventures,
Te tracer en ces vers de légères peintures ;
Et si de t'agréer je n'emporte le prix,
J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris. »
Troupe de qui l'histoire, encor que mensongère,
Contient des vérités qui servent de leçons.
Tout parle en mon ouvrage, et même les poissons :
Ce qu'ils disent s'adresse à tous tant que nous sommes ;
Je me sers d'animaux pour instruire les hommes.
ILLUSTRE REJETON D'UN PRINCE aimé des cieux,
Sur qui le monde entier a maintenant les yeux,
Et qui, faisant fléchir les plus superbes têtes,
Comptera désormais ses jours par ses conquêtes,
Quelque autre te dira d'une plus forte voix
Les faits de tes aïeux et les vertus des rois.
Je vais t'entretenir de moindres aventures,
Te tracer en ces vers de légères peintures ;
Et si de t'agréer je n'emporte le prix,
J'aurai du moins l'honneur de l'avoir entrepris. »
mardi 28 juin 2011
251
« Finalement elle s'était habituée à tout cela - cette tranquille et nécessaire monotonie, la prudence, l'espionnage incessant. »
lundi 27 juin 2011
250
« Avant tout, préoccupe-toi de trouver l'objet de ton amour, soldat qui, pour la première fois, affrontes des combats où tu es neuf. Consacre tes efforts ensuite à toucher la jeune fille qui t'a plu, et, en troisième lieu, à faire durer ton amour. Voilà nos limites; voilà la carrière où notre char laissera sa trace; voilà la borne que devra serrer la roue lancée à toute vitesse. »
dimanche 26 juin 2011
249
« κτείνῃς ἠὲ δόλῳ ἢ ἀμφαδὸν ὀξέι χαλκῷ,
ἔρχεσθαι δὴ ἔπειτα λαβὼν ἐυῆρες ἐρετμόν,
εἰς ὅ κε τοὺς ἀφίκηαι οἳ οὐκ ἴσασι θάλασσαν
ἀνέρες, οὐδέ θ᾽ ἅλεσσι μεμιγμένον εἶδαρ ἔδουσιν·
οὐδ᾽ ἄρα τοί γ᾽ ἴσασι νέας φοινικοπαρῄους
oὐδ᾽ ἐυήρε᾽ ἐρετμά, τά τε πτερὰ νηυσὶ πέλονται.
σῆμα δέ τοι ἐρέω μάλ᾽ ἀριφραδές, οὐδέ σε λήσει·
ὁππότε κεν δή τοι συμβλήμενος ἄλλος ὁδίτης
φήῃ ἀθηρηλοιγὸν ἔχειν ἀνὰ φαιδίμῳ ὤμῳ,
καὶ τότε δὴ γαίῃ πήξας ἐυῆρες ἐρετμόν,
ῥέξας ἱερὰ καλὰ Ποσειδάωνι ἄνακτι,
ἀρνειὸν ταῦρόν τε συῶν τ᾽ ἐπιβήτορα κάπρον,
οἴκαδ᾽ ἀποστείχειν ἔρδειν θ᾽ ἱερᾶς ἑκατόμβας
ἀθανάτοισι θεοῖσι, τοὶ οὐρανὸν εὐρὺν ἔχουσι,
πᾶσι μάλ᾽ ἑξείης. θάνατος δέ τοι ἐξ ἁλὸς αὐτῷ
ἀβληχρὸς μάλα τοῖος ἐλεύσεται, ὅς κέ σε πέφνῃ
γήραι ὕπο λιπαρῷ ἀρημένον· ἀμφὶ δὲ λαοὶ
ὄλβιοι ἔσσονται. τὰ δέ τοι νημερτέα εἴρω.
alors prends une rame bien faite et va,
jusqu'à ce que tu arrives chez des hommes
qui ignorent la mer et mangent leur pitance sans sel;
ils ne connaissent donc point les vaisseaux aux flancs rouges,
ni les rames bien faites, qui sont les ailes des vaisseaux.
Je vais t'en dire une preuve bien convaincante, qui ne t'échappera pas.
Quand, te rencontrant, un autre voyageur
dira que tu portes un battoir à vanner sur ta robuste épaule,
alors, plante en terre ta rame bien faite,
offre un beau sacrifice à Poseidon,
un bélier, un taureau, un porc en état de saillir les truies;
puis reviens à ta maison sacrifier des hécatombes sacrées
aux dieux immortels qui habitent le ciel immense,
à tous, sans en omettre aucun.
Pour toi, la mort te viendra hors de la mer, très douce :
elle te prendra quand tu seras affaibli par une vieillesse opulente;
autour de toi, tes peuples seront prospères.
Voilà ce que je te prédis en toute vérité. »
ἔρχεσθαι δὴ ἔπειτα λαβὼν ἐυῆρες ἐρετμόν,
εἰς ὅ κε τοὺς ἀφίκηαι οἳ οὐκ ἴσασι θάλασσαν
ἀνέρες, οὐδέ θ᾽ ἅλεσσι μεμιγμένον εἶδαρ ἔδουσιν·
οὐδ᾽ ἄρα τοί γ᾽ ἴσασι νέας φοινικοπαρῄους
oὐδ᾽ ἐυήρε᾽ ἐρετμά, τά τε πτερὰ νηυσὶ πέλονται.
σῆμα δέ τοι ἐρέω μάλ᾽ ἀριφραδές, οὐδέ σε λήσει·
ὁππότε κεν δή τοι συμβλήμενος ἄλλος ὁδίτης
φήῃ ἀθηρηλοιγὸν ἔχειν ἀνὰ φαιδίμῳ ὤμῳ,
καὶ τότε δὴ γαίῃ πήξας ἐυῆρες ἐρετμόν,
ῥέξας ἱερὰ καλὰ Ποσειδάωνι ἄνακτι,
ἀρνειὸν ταῦρόν τε συῶν τ᾽ ἐπιβήτορα κάπρον,
οἴκαδ᾽ ἀποστείχειν ἔρδειν θ᾽ ἱερᾶς ἑκατόμβας
ἀθανάτοισι θεοῖσι, τοὶ οὐρανὸν εὐρὺν ἔχουσι,
πᾶσι μάλ᾽ ἑξείης. θάνατος δέ τοι ἐξ ἁλὸς αὐτῷ
ἀβληχρὸς μάλα τοῖος ἐλεύσεται, ὅς κέ σε πέφνῃ
γήραι ὕπο λιπαρῷ ἀρημένον· ἀμφὶ δὲ λαοὶ
ὄλβιοι ἔσσονται. τὰ δέ τοι νημερτέα εἴρω.
alors prends une rame bien faite et va,
jusqu'à ce que tu arrives chez des hommes
qui ignorent la mer et mangent leur pitance sans sel;
ils ne connaissent donc point les vaisseaux aux flancs rouges,
ni les rames bien faites, qui sont les ailes des vaisseaux.
Je vais t'en dire une preuve bien convaincante, qui ne t'échappera pas.
Quand, te rencontrant, un autre voyageur
dira que tu portes un battoir à vanner sur ta robuste épaule,
alors, plante en terre ta rame bien faite,
offre un beau sacrifice à Poseidon,
un bélier, un taureau, un porc en état de saillir les truies;
puis reviens à ta maison sacrifier des hécatombes sacrées
aux dieux immortels qui habitent le ciel immense,
à tous, sans en omettre aucun.
Pour toi, la mort te viendra hors de la mer, très douce :
elle te prendra quand tu seras affaibli par une vieillesse opulente;
autour de toi, tes peuples seront prospères.
Voilà ce que je te prédis en toute vérité. »
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